En savoir plus sur le PPMS

En savoir plus sur le PPMS

Pourquoi un PPMS

Un accident majeur peut provoquer une situation d'exception laissant un certain temps la communauté scolaire seule et isolée face à la catastrophe (plus de téléphone, d'électricité, intervention des secours très différée les intervenants "locaux" étant eux-mêmes victimes ou à dépassés par les demandes...). Le PPMS (Plan Particulier de Mise en Sureté) permet d' être prêt face à une situation de crise liée à la survenue d'un accident majeur :

  • à assurer la sécurité des élèves et des personnels, en attendant l'arrivée des secours extérieurs.
  • à appliquer les directives des autorités.

Le PPMS est particulier parce qu'il doit être adapté aux spécificités de l'établissement scolaire. Il prend donc en compte :

  • Les risques majeurs liés à son environnement (une route, une usine ...)
  • Ses composantes (effectifs, qualité du bâti...).
  • La prise en charge particulière des élèves et personnels lors des activités "extra-muros " (installations d'E.P.S. par exemple), durant les horaires d'internat et d'activités péri-éducatives, sans oublier celle des publics à besoins spécifiques (handicapés, Projet d’Accueil Individualisé).

Les équipes enseignantes sont donc en principe entrainées et formées. La PEEP Val de Marne invite cependant  ses associations à vérifier que le périscolaire est bien associé à l'élaboration du PPMS et aux exercices afin de faire face à un accident sur tous les temps scolaires et périscolaires.

 

Le contenu du PPMS

Le PPMS doit permettre de répondre à 6 questions :

1. Quand déclencher l'alerte et activer le P.P.M.S. ?
Dès l'audition du Signal National d'Alerte [lien externe]  ou sur demande des autorités (appel téléphonique ou message vocal diffusé par véhicule sono) mais aussi à l'initiative du directeur ou chef d'établissement si celui-ci est le premier témoin d'un événement de proximité pouvant avoir une incidence majeure.

2. Comment déclencher l'alerte ?
L'établissement doit définir son mode interne d'alerte accident majeur : le signal enjoignant la mise à l'abri doit être distinct de celui ordonnant l'évacuation donc de l'alarme incendie.

3. Quelles consignes appliquer dans l'immédiat ?
Outre la consigne d'écouter la radio, sont définies des consignes à appliquer tant par les personnes dites ressources que par les autres membres du personnel et les élèves.

4. Où et comment mettre les élèves et les personnels en sûreté ?
Selon la nature de l'aléa, la configuration et l'environnement de l'établissement, un ou des lieux de mise en sûreté internes (mise à l'abri) ou externes (évacuation) doivent êtres sélectionnés, en liaison avec le propriétaire des locaux, en tenant compte d'un certain nombre de critères.

5. Comment gérer la communication avec l'extérieur ?
Le directeur ou le chef d'établissement, aidé des personnes ressources, assure la communication avec les autorités (mairie, préfecture, Direction des Services Départementaux de l'Education Nationale, rectorat), les secours, les familles et la presse (en conformité avec les instructions du préfet et des autorités hiérarchiques).

6. Quels documents et ressources sont indispensables lors de l'activation du plan?
La liste des documents et matériels figurent dans le BO hors série N° 3 du 30/05/2002.

 

Organiser l'information des personnels, des élèves et leurs parents

Des exercices sont organisés pour une parfaite mise en œuvre des consignes à appliquer par les personnels dès le déclenchement du plan et une connaissance des risques et des conduites à tenir permettant de gérer le stress…

Il est attendu des parents d'élèves des comportements adaptés :

  • ne pas venir chercher les enfants à l'école sauf accord des autorités diffusé à la radio,
  • ne pas téléphoner….

L'éducation aux risques majeurs est aussi indispensable pour mieux gérer l'attente et obtenir des élèves un comportement citoyen, responsable et solidaire, permettant de faire face plus efficacement aux risques collectifs.

Le signal national d'alerte consiste en trois émissions de sirène successives d'une durée d'une minute chacune et séparées par un intervalle de 5 secondes, d'un son modulé en amplitude ou en fréquence. Il est diffusé par tout moyen disponible, et notamment par les équipements des collectivités territoriales. Le signal d'alerte a pour objet d'avertir la population de la nécessité de s'abriter immédiatement en un lieu protégé et de se porter à l'écoute de l'un des programmes nationaux de radiodiffusion sonore émis par la Société nationale de programme Radio France. Le signal de fin d'alerte consiste en une émission continue d'une durée de 30 secondes d'un son à fréquence fixe et de messages diffusés par les programmes nationaux de radiodiffusion.

 

Le matériel présent dans la salle de confinement

Une trousse de premiers secours et une trousse de première urgence doivent se trouver dans la salle de confinement. Ces matériels sont fournis par la collectivité locale de rattachement. 

Il n’est pas indispensable que la trousse de premier secours soit réservée exclusivement aux risques majeurs. Elle peut être disponible tous les jours mais il faut veiller à son renouvellement et penser à la prendre en cas d’alerte. Les quantités de produits varient en fonction du nombre de lieux de mise en sûreté et en fonction aussi du nombre d’élèves. Il est donc conseillé de choisir de petits conditionnements.

Le matériel et les produits doivent être vérifiés, remplacés ou renouvelés. Pour les élèves faisant l’objet d’un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) il faut penser à se munir de leur traitement spécifique. 

Trousse de première urgence :
  • brassards (pour identifier les personnes ressources mais non indispensables dans les petites strutures)
  • radio à piles (avec piles de rechange) et inscription des fréquences de France Inter ou de la radio locale
  • rubans adhésifs (larges)
  • ciseaux
  • linges, chiffons
  • lampe de poche avec piles
  • papier, stylo
  • essuie-tout
  • gobelets
  • seau ou sacs plastiques (si pas accès W-C)
  • eau en bouteilles
  • jeux de cartes, dés, papier, crayons…
Trousse de premier secours (cf. BO spécial n° 1 du 6 janvier 2000) :
  • sucres enveloppés
  • sacs plastiques et gants jetables
  • ciseaux
  • couverture de survie ou isothermique
  • mouchoirs en papier
  • savon de Marseille
  • garnitures périodiques
  • éosine disodique aqueuse non colorée – désinfection des plaies, sauf hypersensibilité à l’éosine
  • compresses individuelles purifiées
  • pansements adhésifs hypoallergiques
  • pansements compressifs
  • sparadrap
  • bandes de gaze (10 cm)
  • filets à pansement
  • écharpe de 120 cm au carré
  • épingles de sûreté 

 

Les documents à télécharger

La plaquette du ministère de l'intérieur
Le dossier de l'Inspection d'Académie du Val de Marne